Ce qu’il faut pour être un excellent chargé de projet

La question de savoir si un projet de construction respecte son échéancier et son budget ou non revient en grande partie au gestionnaire de projet, ce qui rend cette personne indispensable. Et les gestionnaires de projet sont payés en conséquence : le salaire médian est de 97 027 $ selon Salary.com.

Qu’est-ce qui rend un gestionnaire de projet compétent?

Andru Ramker, président de Hawkeye Construction dans le sud de la Floride, affirme que les qualités que doit posséder un bon gestionnaire de projet en construction sont les mêmes que celles qui assurent la réussite dans n’importe quel domaine : le dynamisme, les connaissances, l’éthique de travail, l’organisation et la capacité de communiquer avec tout le monde à tous les niveaux, que ce soit un plombier ou le propriétaire du projet.

Une connaissance du terrain peut être un avantage, selon Ramker. « Comment pouvez-vous savoir si vous vous faites avoir si vous ne savez pas de quoi devrait avoir l’air le travail? » Et être fait solide est payant. « Tout le monde que je connais dans ce domaine, qui a dû composer avec le type de problèmes qui survient, est un peu irascible aussi », dit-il. « Il faut être capable d’en prendre et de gérer l’adversité. »

Toutefois, une trop grande connaissance pratique de la construction peut en fait être un désavantage, du moins, selon Anthony Sierra, président de JP Sierra à Tampa, qui a eu une longue carrière en construction, ayant travaillé à la fois en tant que sous-traitant et entrepreneur général.

Le gestionnaire de projet idéal, selon Sierra, aurait des connaissances pratiques de la construction, mais pas jusqu’au point de trop sympathiser avec les sous-traitants. Si un gestionnaire de projet « comprend » trop, selon Sierra, il pourrait laisser sa compassion interférer avec ses objectifs principaux, soit respecter l’échéancier et faire des profits.

« Je ne veux pas avoir le type qui sait comment visser une vis », dit Sierra. « Je veux celui qui a assez de connaissances générales et qui peut faire respecter le calendrier par tous. »

L’idéal, selon lui, serait un gestionnaire de projet associé à un surintendant qui connaît le terrain sous toutes ses coutures. Le surintendant, selon Sierra, peut servir de référence et de facteur d’équilibre pour assurer la qualité du travail et donner plus de temps au gestionnaire de projet de gérer les problèmes généraux. Les gestionnaires de projet « devraient connaître leurs forces et laisser les détails au surintendant ».

Du point de vue d’un sous-traitant, Brian Jasinski, chargé de projet à Gaston Electrical, de la région de Boston, a dit que la capacité de travailler en équipe et de résoudre des problèmes est fondamentale, puisque les travaux peuvent devenir complexes.

« Les gestionnaires de projet jouent un rôle plus important que jamais, et ils doivent posséder les traits qui les aident à garder des relations de travail positives et productives entre l’entrepreneur général et le sous-traitant », explique Jasinski. Il doit être en mesure de visualiser le projet entièrement, d’anticiper les obstacles potentiels et de transmettre l’information efficacement à tous les acteurs du projet.

Plus important encore, selon Jasinski, un gestionnaire de projet doit être intègre. « Le gestionnaire de projet doit être ferme, mais juste. Ainsi, il s’attirera la confiance et des liens à long terme qui garantiront des prix concurrentiels et un rendement de qualité de l’entrepreneur général, d’un projet à l’autre. »

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Kim Slowey est une rédactrice active dans l’industrie de la construction depuis 25 ans; elle possède une certification d’entrepreneur général en Floride. Elle a reçu son diplôme en communication de masse/journalisme de la University of South Florida et possède de l’expérience en construction commerciale aussi bien que résidentielle.