Protection des travailleurs de la construction de la contamination à l’amiante

En théorie, la plupart des travailleurs de la construction ne devraient jamais découvrir d’amiante, une substance qui fait augmenter le risque de cancer et de maladie des poumons liée à l’amiante, si ses fibres sont libérées dans l’air puis inhalées. C’est parce que les employeurs doivent évaluer un projet de rénovation ou de démolition pour détecter la présence d’amiante avant de commencer le travail, en faisant appel à un inspecteur de l’amiante certifié. De plus, un grand nombre d’États exigent que l’amiante soit éliminé par un entrepreneur certifié.

Mais l’exigence ne concerne pas le travail sur les bâtiments résidentiels comportant quatre unités ou moins. Et même lorsque des travaux d’évaluation et d’élimination de l’amiante sont exigés, certaines entreprises de construction ne respectent pas cette exigence; les travailleurs pourraient alors être exposés.

De nos jours, la plupart des produits contenant de l’amiante sont interdits, mais pas tous. Parmi ceux-ci, on compte les carreaux de plancher en vinyle, les matériaux de toiture et certains produits de tuyauterie.  

Comment les entrepreneurs et les entreprises de construction peuvent-ils protéger les employés de l’exposition si ces petites unités résidentielles sont pleines de matériaux contenant de l’amiante ou si l’inspection d’un projet admissible n’a pas révélé, pour quelque raison que ce soit, l’amiante présent?

Avant que les travailleurs ne pénètrent sur le chantier, ils doivent savoir quels matériaux pourraient contenir de l’amiante et comment les identifier. Ces matériaux comprennent les isolants, les matériaux ignifuges, les composés à joint et le ruban adhésif utilisés pour la finition de panneaux de gypse, les planchers d’asphalte et de vinyle, le revêtement et les panneaux muraux de ciment ainsi que les matériaux de toiture. Malheureusement, puisqu’on continue à utiliser l’amiante même de nos jours, l’âge d’un bâtiment ne permet pas d’établir avec certitude s’il contient de l’amiante.

S’il s’agit d’un projet de rénovation et que le matériel qui contient de l’amiante n’est pas endommagé, il n’y a pas raison de s’inquiéter, car l’amiante est dangereux seulement si on l’inhale. Si les travailleurs se trouvent en présence de matériel contenant de l’amiante endommagé, le mouiller réduira les chances que les fibres se libèrent dans l’air, selon la Occupational Safety and Health Administration et la Environmental Protection Agency.

Parmi les autres mesures que les travailleurs peuvent prendre pour se protéger jusqu’à ce que les matériaux suspects soient évalués et retirés, on compte : éviter l’utilisation d’outils électriques générant de la poussière, d’équipement de sablage, d’air comprimé ou de tuyaux à haute pression; ne pas marcher sur le toit au cas où il y aurait des zones plus faibles; et travailler uniquement dans des zones bien ventilées, lorsque possible. Si la zone n’est pas ventilée, les travailleurs doivent utiliser des systèmes de ventilation locale avec des filtres HEPA.

Jusqu’à ce qu’on puisse éliminer l’amiante, les travailleurs doivent s’assurer d’utiliser de l’équipement de protection individuelle, comme des respirateurs, et de porter des couvre-chaussures et des vêtements jetables spéciaux afin d’éviter de transporter des fibres à l’extérieur du site de travail.

Avec de la planification et de la formation, découvrir de l’amiante sur un chantier de construction n’a pas à être un cauchemar.

 


Kim Slowey est une rédactrice active dans l’industrie de la construction depuis 25 ans; elle possède une certification d’entrepreneur général en Floride. Elle a reçu son diplôme en communication de masse/journalisme de la University of South Florida et possède de l’expérience en construction commerciale aussi bien que résidentielle.